Nous voilà arrivés à ce thème, si cher, si personnel.
Il m'a fallu du temps pour me décider à coucher mes sentiments sur ce blog. Mais je le fais en grande partie pour toi, pour vous, nos bibous qui vont bien finir par arriver dans nos vies un
jour.
Après avoir eu notre agrément en janvier 2008, nous voilà tentés par l'aventure russe. Une personne que je rencontre sur un forum me donne les coordonnées d'une facilitatrice en Russie, à
Volgograd.
L'adoptante en question a adopté ses garçons à Volgograd, procédure rapide, facilitatrice fiable et proposant un tarif accessible, contrairement aux autres facilitatrices dont j'ai entendu
parler.
Nous voilà lancés dans la constitution du gros dossier...
Une fois le gros dossier constitué, le rendez-vous est pris, nous allons déposer notre projet au Comité d'Education de Volgograd le 19 mars 2008.
Après un voyage mouvementé, une nuit dans un aéroport (les conditions climatiques nous avaient empêchés d'attérir à Volgograd), on arrive enfin. Nous allons déposer le dossier, et là, la
Responsable des Adoptions nous balance froidement qu'il n'y a pas d'enfants à adopter pour le moment, sauf très malades, qu'il faut rentrer en France, qu'on ne nous présentera pas d'enfants
maintenant. La douche froide ! Toutes les personnes que j'ai rencontrées ayant adopté sur cette région ont eu des présentations dès le premier voyage...
Nous sommes déçus. Un voyage presque pour rien. Des frais bien sûr, mais surtout une grande déception de ne pas rencontrer comme on s'y attendait, celui qui sera notre enfant.
Déçus, nous rentrons en France, notre valise encore pleine de ces jouets, ces doudous, ces cadeaux pour l'orphelinat. Puisque l'orphelinat, nous n'y mettrons pas les pieds.
Notre facilitatrice nous dit que nous reviendrons bientôt pour rencontrer des enfants. Damien demande "dans 2-3 mois", elle répond "oh non, dans 2 mois grand maximum" !!
Nous rentrons, les semaines passent et aucunes nouvelles. La facilitatrice ne répond pas à mes mails dans lesquels je demande si il y a du nouveau. Lassée, je l'appelle, elle me répond "non, pas
d'enfants, sauf très malades. Vous savez les russes adoptent de plus en plus, il y a de moins en moins d'enfants à adopter par des étrangers."
A chaque fois que je l'appèle, même réponse. Aucun délai ne m'est donné.
Et je suis triste, si triste, de m'apercevoir que la base de données des enfants adoptables n'est pas si vide que ça. Si c'était vrai, si j'étais convaincue que les enfants sont adoptés dans leur
pays, je dirais "c'est mieux pour eux". Malheureusement, j'ai plutôt l'impression que la Russie veut garder ses orphelins plutôt que de les confier à l'international.
En parallèle, l'AFA ouvre pour la Russie. J'envoie notre dossier le 1er jour d'autorisation, et la loterie de "l'ordre d'arrivée" nous attribue le
N°215....... SUPER !! Sachant que l'AFA essaiera de traiter 100 dossiers par an, c'est pas gagné.
Fin avril, nous décidons de tenter les OAA. Une bonne dizaine de courriers part en direction de ces organismes. Mais notre coeur a déjà sa préférence. Et oui depuis le début, nous savons que
notre projet de fratrie, notre âge relativement jeune, colle bien avec l'Ethiopie.
Un OAA en particulier nous attire particulièrement. Cet OAA nous invite à une réunion de présentation fin juin 2008.
Dans la foulée nous devions confirmer notre volonté de poursuite des démarches. Ce que nous avons fait dès le lendemain. Puis cet OAA nous a envoyé un questionnaire, rempli et renvoyé début
juillet.
Depuis nous attendons un courrier nous donnant une date de rendez-vous.
Nous avons hâte. Chaque jour, le facteur est attendu comme le Messie !!
Nous avons tellement hâte de parler de notre projet à ses bénévoles, de leur montrer comme c'est important pour nous d'accueillir une fratrie d'Ethiopie. Comme ils seront bien avec nous, enfin je
pense...
Comme nous les aimerons plus que tout, comme nous ferons tout pour compenser leur mauvais départ dans la vie...
Alors je vous invite avec moi sur la route de l'Ethiopie :
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